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« 110 ans d’écoutes au service de la nation »


- A la découverte du monde très secret des services d’écoutes français -

  

Les origines des services d’écoutes


En 1911, le chef de bataillon François Cartier, affecté à l’état-major général, au 2° bureau chargé du renseignement, se met d’accord avec le commandant Gustave Ferrié pour utiliser la Tout Eiffel et les postes TSF des places-fortes du nord et de l’est, afin d’écouter les communications radio allemandes. Cette initiative est liée au contexte de rivalité entre la France et l’Allemagne, révélée la même année lors de la crise d’Agadir.

Le 26 juin 1914, Cartier, devenu chef de la section du chiffre et du bureau central de la TSF, fait signer au ministre de la Guerre une instruction pour la création de postes spéciaux chargés des écoutes, de la localisation et du brouillage de postes TSF ennemis. Le 28 juillet 1914, une nouvelle instruction fixe la gouvernance de ces postes spéciaux en temps de guerre dans la zone des armées. Dès la déclaration de guerre le 3 août 1914, la France dispose donc d’un service d’écoutes organisé et opérationnel.

Le 19 août, les écoutes signalent la présence de 2 à 3 corps d’armée allemands dans la région de Morhange, au nord de Dieuze. Le général Berthelot, au grand quartier général, met en doute ces informations :


« Comment peut-on contredire les renseignements recueillis sur place par des officiers qui ne se contentent pas d’entendre, mais qui peuvent voir et conclure. »


Le dispositif initial est donc maintenu malgré les avertissements et le 20 août, le 20° corps du général Foch (2° armée) subit de lourdes pertes lors de la bataille de Morhange. Cependant, cet échec démontre le crédit à apporter aux renseignements issus des écoutes. Le général Joffre saura en tirer tout le parti pour élaborer sa manœuvre qui conduira à la victoire de la bataille de la Marne.

Le commandant Cartier en 1910