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« 110 ans d’écoutes au service de la nation »


- A la découverte du monde très secret des services d’écoutes français -

  

La vraie histoire d’ENIGMA


A la fin de la Première Guerre mondiale, Arthur Scherbius, ingénieur allemand, invente la machine ENIGMA à des fins commerciales. Au vu de certains écrits, les militaires allemands comprennent que leur correspondance secrète a été lue durant toute la Grande Guerre. Aussi, cherchent-ils une machine capable de garantir l’inviolabilité de leur correspondance. En 1926, la Kriegsmarine est la première à évaluer, acquérir et modifier la machine ENIGMA. La Wehrmacht suivra en 1928, puis la Luftwaffe en 1935. La Gestapo, la police et les chemins de fer s’y rallient en 1937. Le trafic radio intercepté par les pays voisins de l’Allemagne, notamment la Pologne et la France, s’avère impénétrable.


Le rôle du Service de Renseignement (SR) français


En octobre 1931, Hans Thilo Schmidt, membre du ministère de la défense (Reichwehrministerium), se présente à l’ambassade de France à Berlin pour proposer ses services. Il déclare appartenir au service du chiffre (Chiffrierstelle). Une entrevue est fixée au 8 novembre, à Verviers en Belgique, afin d’évaluer l’importance de la contribution qu’il déclare pouvoir apporter. Les documents qu’il présente sont tous marqués du sceau « Geheim » (secret) et concerne la machine à chiffrer ENIGMA : notice d’utilisation, procédures de chiffrement, code de service radio, tableaux de clés de chiffrement. Tous ces documents sont photographiés par les officiers du SR spécialement venus de Paris. Communiqués aux spécialistes du chiffre britanniques, français et polonais, seuls ces derniers y voient une source de renseignement exceptionnelle. Ces rencontres, au nombre de 19, s’étalent de 1931 à 1939.


La réussite des Polonais


A partir de ces renseignements, deux mathématiciens polonais, Marian Rejewski et Henry Zygalski vont reconstituer une machine ENIGMA en seulement 18 mois. Leur exploit n’est révélé aux Britanniques et aux Français que le 24 juillet 1939, car les Polonais ne se font plus d’illusion sur le sort qui les attend. Le 1° octobre 1939, ils rejoignent la France et intègrent le « PC Bruno », centre de décryptement de l’armée française, aux ordres du commandant Bertrand.


Les améliorations britanniques


Ayant la même approche que les Polonais, le service de décryptement britannique de Bletchey Park recourt à des mathématiciens. Alan Turing dirige l’équipe chargée de casser ENIGMA.

Après plusieurs rencontres avec Rejewski et Zygalski au « PC Bruno », Turing conçoit, en janvier 1940, les plans de la « bombe » britannique et améliore le processus de décryptement en recherchant les failles de sécurité d’ENIGMA. La première bombe est livrée le 14 mars 1940. L’organisation « Ultra » pour ultra-secret se met en place et compte plus de 10.000 personnes en 1945.

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